L'INTELLECTUAL FIGHT CLUB
L'intellectual Fight Club est une ligue qui réunit les meilleurs chessboxeurs internationaux. Créée pour porter le Chessboxing vers l'excellence, elle redéfinit les standards du sport spectacle.
En sept ans, l'IFC s'est imposée comme la référence mondiale de la discipline. Chaque IFC est une création unique où sport et art fusionnent. Notre ring devient une scène, nos athlètes des artistes, nos combats des performances. Cette vision singulière transforme chaque soirée en un spectacle hors du commun, une expérience qui transcende les codes traditionnels du sport.
Né dans l'imaginaire du dessinateur Enki Bilal en 1992, le Chessboxing prend vie grâce à l'artiste lepe Rubingh qui organise le premier combat réel en 2003. Ce qui démarra comme une performance artistique s'est progressivement structure pour devenir un sport codifié, incarnant l'alliance parfaite entre maitrise intellectuel et physique.

ENKI BILAL
Enki Bilal est l'une des figures les plus singulières de la bande dessinée mondiale.
Né à Belgrade en 1951, arrivé à Paris à dix ans, il s'impose dès les années 70 comme un auteur visionnaire, à la croisée de la BD, de la peinture et du cinéma.
Récompensé au Festival d'Angoulême et décoré de l'ordre des Arts et des Lettres, son œuvre a marqué des générations entières par son univers dystopique, poétique et profondément humain.
C'est dans Froid Équateur, publié en 1992 chez Casterman, ultime tome de la Trilogie Nikopol, son œuvre la plus célèbre, qu'il pose sans le savoir les bases d'un sport nouveau.
Dans cette dystopie se déployant sur trois continents, le chessboxing y est décrit comme le meilleur évaluateur de l'excellence humaine : une combinaison de l'intelligence suprême et de l'instinct animal, capable de hisser son vainqueur au rang de Dieu. Boxe et échecs.
L'idée est là, sur le papier, attendant de se matérialiser. Il faudra un artiste aussi fou qu'Iepe Rubingh pour la faire exister sur un ring ; faisant d'Enki Bilal le père spirituel d'un sport qu'il n'avait pas prévu d'inventer.

IEPE RUBINGH
Artiste engagé et provocateur, Iepe Rubingh était réputé pour monter des performances sauvages toujours au service d'un message, d'une idée oud'une conviction.
Inspiré par la BD d’Enki Bilal, il décide d’organiser le premier vrai combat de chessboxing de l’histoire à Berlin en 2003 sous la forme d’une performance artistique, combat qu’il remporte contre Arslan Charvev sous le nom de Iepe 'The Joker' Rubingh. C’est grâce à lui que le sport prend vie, pour de vrai.
Le personnage ne doit rien au hasard. Son père possédait une salle de boxe à l'arrière de sa menuiserie — c'est là qu'Iepe apprend à se battre, jeune. C'est lui aussi qui lui transmet la passion des échecs. En 2017, il pousse l'idée encore plus loin en créant Chessboxing Fights à Berlin : des soirées où le sport rencontre le spectacle, avec sa touche artistique, décalée, toujours un peu edgy. C'est dans cet élan qu'il rencontre Guillaume. Ensemble, ils organisent l'IFC #1 à Paris, au Cabaret Sauvage, en 2019.
Vénéré dans le monde entier, considéré comme le pape du chessboxing aux côtés d'Enki Bilal, Iepe Rubingh disparaît tragiquement en 2021. Mais dans la communauté du chessboxing mondial, il reste plus présent que jamais.

GUILLAUME SALANÇON
Depuis 2019, Guillaume Salançon organise les I.F.C. (Intellectual Fight Club) en France. Président de la Fédération de Chessboxing France, il participe activement au développement et à la structuration de cette discipline singulière, à la croisée du sport, de la culture et du spectacle.
Tout commence par des rencontres. Il fait la connaissance de Enki Bilal et Iepe Rubingh, en 2017, alors qu'il accompagne son cousin Thomas Cazeneuve à Berlin, pour un combat de chessboxing. L'alchimie est immédiate. Pour eux, le chessboxing a un maître-mot : l'élégance. On y cherche la beauté, la subtilité, l'harmonie, l'émotion.
Quand Iepe disparaît, Guillaume s'engage à continuer. En son hommage, et en préservant les valeurs qui lui étaient chères: faire de ce sport quelque chose de grand, de singulier et de beau.
La découverte du chessboxing marque un tournant dans sa vie, autant personnelle que professionnelle. Ce sport est pour lui bien plus qu'une discipline hybride : une philosophie, une façon de vivre et d'appréhender le monde.
Pour Guillaume, le chessboxing est une métaphore de la vie. On y apprend à encaisser, à s'adapter, à se battre ; et à chercher continuellement à se dépasser pour accomplir l'impossible.









